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La polyclinique Jean-Villar s'agrandit

 


Un nouveau service de chirurgie ambulatoire, une maternité rénovée et agrandie et un bloc opératoire qui compte désormais 12 salles ont été mis en service. En absorbant la clinique des Cèdres de Mérignac, Jean-Villar, avec 214 lits, va devenir un des plus gros établissements de soins privé de l'agglomération.

 Article du 25 septembre 2008, publié dans Sud Ouest - © Sud Ouest – Laurie Bosdecher
Jean-Villar vit avec les grues depuis un an et demi. La polyclinique grossit de mois en mois. Cet été, un nouveau service de chirurgie ambulatoire, une maternité rénovée et agrandie et un bloc opératoire qui compte désormais 12 salles ont été mis en service. Et ce n'est pas fini.

À la fin de l'année, la structure absorbera la clinique des Cèdres à Mérignac qui va fermer ses portes. Les deux établissements appartiennent à Aquitaine-Santé, groupe Médi-Partenaires. Bruges va accueillir ses services de gastro-entérologie et de gériatrie. La pneumologie et l'endocrinologie iront sur la clinique Saint-Augustin, qui fait elle aussi partie du même groupe, et la cardiologie sera transférée à Saint-Martin.

Nouveau bloc opératoire. De 124 lits disponibles actuellement, Jean-Villar va passer à 214. La polyclinique va ainsi devenir « le deuxième établissement de soins privé de l'agglomération bordelaise », annonce la directrice Danielle Devauchelle. Ce regroupement décidé en 2005 ne s'est pas fait sans difficultés, entraînant pétition et montée au créneau de plusieurs élus. « Ce regroupement va permettre une meilleure prise en charge du patient. Mérignac n'avait pas de plateau technique performant, ce qui obligeait à de nombreux transferts vers notre clinique », poursuit la directrice.

Le sort du bâtiment mérignacais n'est pas encore fixé. À Jean-Villar, une fois ces deux services intégrés, les grues n'auront pas encore disparu. Au printemps prochain, un autre bloc va ouvrir ses portes. Il accueillera à la fois les bureaux de consultation des praticiens et une grande salle de réunion reliée par visioconférence à d'autres établissements partenaires. Ses utilisateurs pourront également suivre en direct les interventions dans les salles d'opération de la polyclinique désormais équipées de caméras et écrans. « Cet outil nous ouvre des possibilités d'enseignement », indique Danielle Devauchelle.

En pointe sur la trisomie 21. Le coût global de ces travaux est de 25 millions d'euros, « sans compter l'investissement dans le matériel technique », précise-t-elle. Ouverte dans les années 70, la structure est spécialisée depuis de nombreuses années dans la médecine de la femme. En 2002, elle a ouvert le plus important centre FIV (fécondation in vitro) de la région. Son service de gynécologie obstétrique, outre une prise en charge complète de la période prénatale à celle postnatale, s'est aussi spécialisé dans les grossesses à risques. Depuis un an, il est l'un des rares établissements français à proposer un dépistage très précoce de la trisomie 21.

Une cinquantaine de praticiens sont actuellement rattachés à Jean-Villar. « Mais nos plateaux techniques performants attirent de nouveaux praticiens », affirme la directrice. 15 000 patients étaient jusqu'à présent accueillis chaque année à Jean-Villar qui, avec ce regroupement, aura les moyens de jouer dans la cour des grands. © Sud-Ouest